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Le contrôle de la pression intraoculaire (PIO) ne doit pas se faire au détriment de la surface oculaire.
Les collyres hypotonisants sont largement utilisés et efficaces dans la prise en charge du glaucome, mais une exposition prolongée – en particulier aux traitements combinés à libération prolongée – peut altérer la surface oculaire. Le développement ultérieur d’une pathologie de la surface oculaire est fréquent et peut nuire à l’évaluation clinique, à l’observance du traitement et à son succès.
Par conséquent, lorsque la PSO entraîne une gêne chronique, des fluctuations visuelles et une mauvaise tolérance au traitement, la qualité de vie se détériore et l’objectif principal du traitement, tel que défini dans les recommandations de l’EGS sur le glaucome– la préservation de la qualité de vie à vie – n’est plus atteint.
De plus, l’inflammation conjonctivale chronique peut compromettre le succès des futures interventions filtrantes en favorisant la cicatrisation et l’échec de la bulle de filtration, limitant ainsi les options chirurgicales à long terme.⁵ Ceci est particulièrement pertinent chez les jeunes patients, qui peuvent nécessiter un traitement topique pendant des décennies et pour lesquels la préservation des options chirurgicales est cruciale.
La préservation de la surface oculaire doit être une priorité dans la prise en charge à long terme du glaucome, notamment par l’adoption de formulations sans conservateur, la simplification des schémas thérapeutiques grâce à l’utilisation d’associations fixes afin de réduire le nombre de collyres administrés quotidiennement, et la prise en compte de la trabéculoplastie au laser ou d’options chirurgicales⁶, car une sécheresse oculaire cliniquement significative reflète souvent l’échec du traitement, même lorsque la pression intraoculaire est contrôlée.
Références
Traduction française : Philippe DENIS, Lyon, France