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Neuroprotection dans le glaucome, traitement complémentaire à la réduction de la pression intraoculaire
By Prof. Assoc. Qëndrëse Daka, MD, PhD, FEBO
Faculty of Medicine University of Prishtina, Kosovo
Glaucoma Ophthalmologist Eye Clinic University Center of Kosovo, Prishtina
Astuce : La neuroprotection dans le glaucome est expérimentale et peut être considérée uniquement comme un complément, jamais comme un substitut aux stratégies réduisant la PIO.
Faits : La neurodégénérescence du glaucome implique de multiples mécanismes, y compris des facteurs vasculaires et mécaniques, des changements liés à l’âge, le stress oxydatif, l’apoptose, la neuroinflammation, les dysfonctionnement mitochondriaux et métaboliques, qui contribuent tous à des lésions du nerf optique (1).
Une enquête menée auprès de patients et de cliniciens de la Société Européenne du Glaucome a identifié le développement de traitements pour arrêter la perte de vision et restaurer la vision comme les principales priorités de recherche (2). Bien qu’un nombre limité d’essais cliniques randomisés aient été réalisés, de nouvelles données suggèrent un potentiel prometteur pour les agents neuroprotecteurs dans le glaucome, soulignant la nécessité d’études plus vastes et bien conçues pour confirmer leurs avantages (3, 4).
Parmi les candidats, la citicoline, administrée par voie orale ou topique, a montré son potentiel en tant que thérapie d’appoint pour améliorer l’intégrité de la couche de fibres nerveuses rétiniennes (RNFL), la fonction visuelle et la qualité de vie. Il est commercialisé avec différents statuts réglementaires dans les pays européens, et plusieurs essais contrôlés randomisés sont en cours pour évaluer son impact à long terme sur la préservation et la progression du champ visuel (3,5, 6).
Le nicotinamide (vitamine B3) a montré des effets neuroprotecteurs dans les études précliniques et les premiers signes cliniques, mais il n’est pas approuvé pour le glaucome, et de grands essais contrôlés randomisés sont toujours en cours. Compte tenu du risque de lésions hépatiques d’origine médicamenteuse, les experts recommandent de n’utiliser des doses élevées (≥ 3 grammes/jour) que dans le cadre d’essais cliniques avec surveillance étroite de la fonction hépatique (3,7).
Le ginkgo biloba a été proposé comme traitement d’appoint, mais les données disponibles se limitent à de petites études croisées ou rétrospectives, principalement chez des patients atteints de glaucome à tension normale, et les données probantes globales sont incohérentes. Les préoccupations relatives à la sécurité, en particulier le risque d’augmentation des saignements, doivent également être prises en compte lorsqu’elles sont utilisées en association avec d’autres médicaments (3).
Références :
Traduction française : Philippe DENIS, Lyon