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Tous les scotomes annulaires ne sont pas dûs au glaucome.
À un stade avancé du glaucome, les patients peuvent présenter un scotome annulaire, appelé également scotome en anneau, où la sensibilité rétinienne est réduite de manière concentrique. Cependant, tous les patients présentant un scotome annulaire ne sont pas atteints de glaucome. Des maladies rétiniennes telles que la rétinopathie pigmentaire ou les occlusions fovéales de l’artère centrale de la rétine peuvent également entraîner un scotome annulaire [1]. L’évaluation clinique permet de différencier ces causes. La recherche devient plus difficile si aucune cause morphologique n’est identifiée. Il faut alors envisager une cause fonctionnelle ou réfractive. Le type le plus courant de perte fonctionnelle du champ visuel est une constriction concentrique de la vision périphérique formant une « vision tunnel » [2]. Chez ces derniers, les patients hypermétropes modérés à sévères, ainsi que les patients aphaques, peuvent présenter un scotome annulaire réfractif. Il s’agit d’un artéfact dû aux verres de forte puissance, donc épais, nécessaires à la réalisation d’un test du champ visuel en l’absence de lentilles de contact. [3]. De plus, les patients aphaques présentent un risque accru de développer un glaucome [4]. Pour cette raison, le scotome annulaire peut constituer un piège chez ce groupe de patients et conduire à un diagnostic erroné de glaucome si l’examen clinique n’est pas effectué avec soin.

Figure 1 : Scotome annulaire dû à des lunettes à forte correction chez un patient aphaque. La correction était de +15 D à gauche et de +20 D à droite.
Traducteur : Philippe Denis MD, PhD, University Hospital of Lyon, France